Nourrir la santé fait partie des demi-finalistes du 2050 Food System Vision Prize de la Fondation Rockefeller et IDEO

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Comment imaginer autrement à quoi pourraient ressembler les systèmes alimentaire et de santé canadiens dans 30 ans?

Au cours des derniers mois, Nourrir la santé a étudié cette question en collaboration avec plus de 25 organismes importants des domaines de la santé et de l’alimentation. Notre vision a été sélectionnée parmi les 79 demi‑finalistes (sur un total de 1319 visions) du Food System Vision Prize de la Fondation Rockefeller, dans le cadre duquel des organismes de partout au monde devaient imaginer des « avenirs alimentaires nourrissants et régénérateurs pour 2050 ».

Les travaux de Nourrir la santé visent à bâtir un mouvement pour recréer des liens entre la terre, la nourriture, la culture et les gens. Se sentir déconnecté des facteurs sociaux et environnementaux qui influent sur la santé a créé une coupure entre les établissements des domaines de la santé et de l’alimentation et les riches systèmes naturels et culturels qui favorisent le bien-être. Nourrir la santé s’est efforcé d’imaginer comment recréer ce lien pourrait complètement transformer les systèmes alimentaire et de santé dans 30 ans. Nous avons imaginé les répercussions que des changements sociaux et culturels pourraient avoir sur les goûts et les comportements liés à l’alimentation. Nous avons aussi imaginé comment de nouveaux systèmes de données pourraient améliorer les investissements axés sur des preuves en ce qui concerne les facteurs sociaux et environnementaux qui influent sur la santé. Enfin, nous avons imaginé comment centrer les travaux de réconciliation et d’équité avec les personnes les plus marginalisées permettrait de créer de l’abondance pour tous.

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Nous pensons que la vision qui en résulte met en lumière le lien de dépendance entre la santé humaine et la santé planétaire, en plus de montrer le chemin pour sortir des silos actuels et aller vers un avenir où les systèmes alimentaires et les écosystèmes seront perçus comme faisant partie intégrante de nos systèmes de santé. Nous souhaitons fournir de l’inspiration ainsi que des données probantes pour ancrer de nouveau les gens et les établissements dans leurs lieux et leurs histoires, alignant ainsi les cœurs, les esprits et les mains autour de la création d’un avenir plus juste et régénérateur. Les voies et les innovations actuelles mises en place par des innovatrices et des innovateurs d’ici et d’ailleurs nous montrent que c’est possible.

La vision 2050 de Nourrir la santé pour les systèmes alimentaire et de santé canadiens sera notre étoile du Nord au moment de naviguer dans le cadre de notre programmation des cinq prochaines années des voies transitionnelles qui aideront à concrétiser cette vision : collectifs d’ancrages, rassemblement de politiques et séries d’apprentissage actif sur la santé planétaire par le biais de l’alimentation. Nous pensons qu’orienter nos efforts vers une vision pourra servir de plateforme pour inspirer et motiver des gens du monde entier. Les liens entre le bien-être des personnes, des communautés et de la planète sont profondément ancrés dans la terre que touchent nos mains et nos pieds, et dans la nourriture que nous mangeons. À partir de ça, nous sommes capables de créer des systèmes alimentaire et de santé résilients qui nous lient les uns aux autres, ainsi qu’à la terre et à l’eau qui nous nourrissent.

Nous vous invitons à découvrir plus bas une journée dans la vie de Niloufar, la co-directrice du genre de centre de bien-être que nous imaginons pour 2050, c’est-à-dire un lieu où on utilise l’alimentation comme médecine et où on combine le meilleur de la technologie moderne et de la sagesse traditionnelle. Vous pouvez découvrir notre vision dans sa totalité ici. Nous vous encourageons aussi à jeter un coup d’œil aux incroyables visions soumises par d’autres organismes.

Nous pensons que la vision qui en résulte met en lumière le lien de dépendance entre la santé humaine et la santé planétaire, en plus de montrer le chemin pour sortir des silos actuels et aller vers un avenir où les systèmes alimentaires et les écosystèmes seront perçus comme faisant partie intégrante de nos systèmes de santé.

Une journée dans la vie de Niloufar, codirectrice d’un centre de bien-être en 2050

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Niloufar était auparavant médecin généraliste et occupe désormais le poste de co-directrice du Don Well‑Being Centre, un centre qui offre des soins holistiques aux gens.

Le festin annuel du solstice du centre a eu lieu hier et elle se réveille ce matin sur un sol dur, ses collègues et elle ayant campé avec des membres de la communauté et écouté les histoires de l’Aîné Ted, qui racontaient comme cette terre en était venue à être connue sous le nom de Dish With One Spoon.

Niloufar remonte le ravin remis à l’état sauvage et se dirige vers la délicieuse odeur d’oignons grillés qui émane du restaurant communautaire du centre. En traversant les jardins où des apprenti.es s’adonnent à de la sélection végétale, elle rencontre dans l’atrium de la clinique sa co-directrice Abena, une agricultrice et une organisatrice communautaire compétente.

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Abena regarde les mises à jour sur le tableau de bord du bien-être accroché au mur. Les deux surveillent de près le taux de solitude au sein d’un groupe de réfugié.es du climat arrivé récemment dans leur bassin alimentaire. Le taux d’engagement dans le programme de cuisines du monde est élevé et les chiffres semblent bons.

Niloufar balaie l’écran pour voir une des quelques centaines de centres parents gérés par des Autochtones. Il s’agit de Margaret’s Place, qui a été aménagée dans un camp de pêche pour touristes reconverti. Elle aimerait que son ancienne professeure, en l’honneur de qui ce centre a été nommé, soit encore vivante pour voir ça.

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Niloufar rejoint le programme de déjeuner de la Popote roulante, où l’équipe clinique du quart matinal discute avec la clientèle régulière avant que les rendez-vous commencent. Elle travaille ensuite avec Jean, le facilitateur du bassin alimentaire, sur les objectifs d’achat du centre auprès de fermes locales.

Après un dîner à base de lentilles, elle rencontre la bande Mississaugas of the Credit River, qui prépare un plan d’affaires pour un centre d’enseignement axé sur la terre qui serait situé sur un terrain de 50 acres légué à des fins de réparation. L’écart en matière d’espérance de vie par rapport aux colonisatrices et colonisateurs a été éliminé grâce à la résurgence des habitudes alimentaires autochtones.

Avant de pédaler jusque chez elle, Niloufar aide le personnel avec la cueillette destinée aux Boîtes de nourriture planétaire saisonnières de cette semaine, qui se fait dans le jardin vertical aménagé dans l’ancienne prison Don. Elle attache sa boîte sur son vélo électrique pour se rendre à sa coopérative et préparer le souper qu’elle partagera avec des ami.es, et aussi digérer l’abondance de l’équinoxe.

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